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Journée internationale des droits des femmes: Les femmes du Ppa-Ci demandent la libération de « 37 » détenues

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10.03.2026
Le chapeau

La Ligue des femmes du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (Ppa-Ci), par la voix de sa présidente intérimaire, Bessé Dominique, a demandé la libération de trente-sept (37) militantes du parti de Laurent Gbagbo, détenues depuis octobre 2025. Elle s’est exprimée, le samedi 7 mars 2026 au siège du Ppa-Ci, à Cocody Riviera Bonoumin, au cours d’une cérémonie dédiée à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. Cette journée est célébrée dans le monde, le 8 mars de chaque année.

Bessé Dominique a saisi l’occasion pour dénoncer une situation que la Ligue des femmes du Ppa-Ci juge injuste. Elle a lu une déclaration à cet effet. « En Côte d’Ivoire, cette journée devrait être celle de l’inventaire des progrès accomplis en matière d’autonomisation et de la protection de la femme. Pourtant, cette année, le cœur de la Ligue des femmes du Ppa-Ci n’est pas à la fête. Comment pouvons-nous arborer les pagnes de célébration alors que la dignité de la femme ivoirienne est bafouée dans ce qu’elle a de plus sacrée, c’est-à-dire sa liberté d’opinion. Un constat de douleur !», a dit la collaboratrice de Laurent Gbagbo. « Alors que les discours officiels vanteront l’épanouissement des femmes, la réalité est toute autre. À l’heure où je vous parle, 37 femmes, nos sœurs, des mères de familles, des citoyennes engagées de l’opposition, croupissent dans les barreaux (du Pôle pénitentiaire d’Abidjan - Ppa, ex Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan - Maca, Ndlr). Leur seul crime, avoir exercé un droit constitutionnel », a décrié Bessé Dominique.

L’intervenante a estimé que le seul tort des militantes du Ppa-Ci emprisonnées est qu’elles sont « descendues dans la rue pour exprimer pacifiquement leur désaccord face à un 4e mandat qu’elles jugent contraire à l’esprit » des institutions ivoiriennes. « La Ligue des femmes s’insurge contre cette criminalisation de l’action politique féminine. On ne bâtit pas une démocratie en emprisonnant des femmes qui demandent le respect de la loi fondamentale. En cette journée dédiée à nos droits, nous interpellons directement les autorités ivoiriennes. Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces 37 femmes de l’opposition ! Leur place est auprès de leurs enfants, de leurs familles », a martelé Bessé Dominique, appelant à l’arrêt d’un supposé harcèlement judiciaire contre les militantes de l’opposition.

 

Signature
Eddy BIBI avec Ppa-Ci Tv
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