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Fête du travail / Adama Kamara promet la mise en œuvre effective du Code du travail

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04.05.2026
Le chapeau

À l’occasion de la Fête du Travail 2026, l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire a célébré l’événement à Treichville, entre annonces gouvernementales sur le code du travail et revendications persistantes des travailleurs.

La 140e édition de la fête du Travail a été célébrée, le vendredi 1er mai 2026, dans le monde entier. Comme tous les ans, l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (Ugtci), doyenne des Centrales syndicales de Côte d’Ivoire, a fait corps, à la bourse du travail de Treichville, avec le ministre de l’Emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle, Me Adama Kamara, dans le cadre de la commémoration de cette fête qui tire sa source dans une marche historique menée par la classe ouvrière, le samedi 1er mai 1886, à Chicago, aux Etats-Unis. Célébrant pour la première fois le 1er mai avec l’Ugtci, Me Adama Kamara a axé son message sur les réformes entreprises par le gouvernement pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. C’est relativement à ces différentes actions gouvernementales, que le ministre a promis aux nombreux travailleurs qui ont pris d’assaut l’auditorium Adiko Niamkey de la Bourse du travail de Treichville, la mise en œuvre effective du code du travail. « Permettez-moi d'aborder un sujet qui vous tient particulièrement à cœur et qui me tient également à cœur : la mise en œuvre effective du code du travail. Vous le savez, depuis l'adoption de ce code, plusieurs de ses dispositions attendaient leurs textes d'application. Il s’agit, à juste titre, de l'une des principales préoccupations des partenaires sociaux. Pendant des années, l'Ugtci a porté cette revendication. Aujourd'hui, je viens vous dire : vous avez été entendus. 11 décrets d’application du code du travail visant à moderniser et à améliorer concrètement les conditions de travail dans notre pays ont été pris le mois dernier. Ces décrets viennent s’ajouter à plusieurs autres déjà pris par le gouvernement. À travers ces réformes, le gouvernement affirme sa volonté de renforcer les droits des travailleurs, de sécuriser l’emploi et de préserver un climat favorable à l’investissement et au développement des entreprises », a indiqué le ministre dans un tonnerre d’applaudissements. La prise de ces décrets, a-t-il poursuivi, traduit une philosophie qui peut se résumer en une phrase : renforcer les droits du travailleur sans affaiblir l'entreprise et sécuriser l'emploi sans étouffer l'investissement. 
Pour le ministre Adama Kamara, par cette action, le gouvernement ne cherche qu’à préserver l'équilibre ivoirien. Et sur ce chemin, a-t-il dit, l'Ugtci sera, comme toujours, une vigie exigeante. Une belle transition qui a permis à Me Adama Kamara de parler du rôle important joué par la doyenne des Centrales syndicales dans la sphère syndicale en Côte d’Ivoire. « Fondée en 1962, au lendemain de notre indépendance, elle accompagne la République depuis bientôt 64 ans. Elle a connu toutes nos saisons : celles de l'enthousiasme et celles de l'épreuve, celles de la croissance et celles des crises. Elle a vu défiler les régimes, les générations, les transformations économiques. Et à chaque étape, elle a tenu son rôle : porter la voix du travailleur, défendre la dignité du salarié et participer à la construction de la nation. Pour cela, je voudrais, ici et publiquement, rendre un vibrant hommage à l'Ugtci, à ses fondateurs, à ses anciens dirigeants, à ses militants de toujours et à toutes celles et tous ceux qui, dans le silence et la persévérance, font vivre cette grande maison », a souligné le ministre. 
Le Secrétaire général (Sg) de l’Ugtci, Adouwetchi Assémian, a, pour sa part, présenté les préoccupations majeures des travailleurs. Il a parlé de la cherté de la vie, des coupures intempestives de l’électricité et de l’eau. 
Il a aussi insisté sur les revendications sociales encore insatisfaites. « Le 1er mai n’est pas une fête. C’est un rappel que les droits des travailleurs ne sont jamais définitivement acquis. Ils se défendent chaque jour par l’unité et la vigilance. Aujourd’hui, nos populations vivent une situation socio-économique de plus en plus difficile. Le coût de la vie ne cesse d’augmenter, impactant durement le pouvoir d’achat des travailleurs et de leurs familles. Les prix des denrées de première nécessité, du logement du transport, de l’électricité et de l’eau deviennent chaque jour plus insoutenables. Nous voulons des prix à la baisse », a plaidé le Sg de l’Ugtci. Pour lui, ce n’est pas une exigence excessive. C’est une nécessité vitale. Adouwetchi Assémian s’est aussi penché sur les revendications sociales. A ce propos, il a appelé à des réponses urgentes face aux doléances, en vue de régler plusieurs dossiers sociaux en suspens, notamment la situation des travailleurs des plantations d’État de Toumbokro, des 39 agents de l’ex-Société ivoirienne de construction et de gestion immobilière (Sicogi) et des ex-travailleurs de Green et Comium. 
Le Secrétaire général (Sg) de l’Ugtci a exhorté à la mobilisation et à l’unité des travailleurs afin de mieux défendre leurs différentes causes auprès des autorités compétentes. 
Bien avant, il avait salué les avancées enregistrées par le gouvernement en insistant sur la réforme de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Pour cette réforme qui assure un meilleur système de protection sociale, Adouwetchi Assémian a félicité le président de la République, Alassane Ouattara, et le ministre Adama Kamara pour l’initiative et la mise en œuvre de ladite réforme. 

Signature
Elysée YAO
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