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Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Mici) L’Ong : Amici renforce son plaidoyer pour une meilleure prise en charge

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01.06.2026
Le chapeau

À l’occasion de son 10e anniversaire célébré à Cocody, l’Ong Amici a mis en lumière son engagement en faveur des personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Entre bilan d’une décennie d’actions et plaidoyer appuyé, l’organisation appelle à une meilleure prise en charge et à une plus grande sensibilisation autour de ces pathologies encore méconnues en Côte d’Ivoire.

L’Organisation non gouvernementale (Ong) Association des personnes vivant avec une maladie inflammatoire chronique de l’intestin en Côte d’Ivoire (Amici) a célébré, le samedi 30 mai 2026, à Cocody, son 10e anniversaire. A cette occasion, elle a fait un plaidoyer pour la prise en charge des personnes atteintes de Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Mici).
La présidente de l’Ong Amici, Angeline Zahui, a expliqué que l’association est née en mai 2016 de la volonté de rompre l’isolement des personnes vivant avec une Mici et de leur offrir un accompagnement adapté. « Aucun patient ne devrait affronter seul la souffrance, l’incompréhension ou le manque d’information liés à cette maladie. Depuis dix ans, nous transformons nos expériences et nos défis en actions concrètes au service des patients, des familles et de la société », a-t-elle déclaré.
Au cours de ces 10 dernières années, l’Ong a accompagné de nombreux malades vers une meilleure prise en charge et a organisé des campagnes de sensibilisation sur la santé digestive, la santé mentale, l’alimentation et l’éducation thérapeutique. 
Elle a aussi renforcé les capacités des patients, de leurs familles et du personnel médical à travers des émissions de radio, de télévision et des actions communautaires.
Amici a, par ailleurs, développé des partenariats aux niveaux local, national et international ; contribué à la promotion des Objectifs de développement durable (Odd) ; et soutenu les orientations du Plan national de développement sanitaire 2026-2030.
Malgré ces avancées, la présidente de l’association a estimé que les défis restent nombreux. Elle a notamment plaidé pour une meilleure connaissance des Mici, un accès élargi aux soins, un renforcement de l’accompagnement psychosocial des patients ainsi qu’un développement accru des partenariats scientifiques et institutionnels.
Pour sa part, le professeur Mahassadi Alassane, hépato-gastroentérologue au Centre hospitalier universitaire (Chu) d’Angré, a rappelé que les Mici, notamment la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, demeurent insuffisamment connues en Côte d’Ivoire.
Selon le spécialiste, ces pathologies résultent d’un dysfonctionnement du système immunitaire, provoquant une inflammation chronique de l’intestin. Elles évoluent par poussées et périodes de rémission, sans guérison définitive à ce jour. « Ce sont des maladies chroniques que l’on ne guérit pas complètement. Les traitements permettent d’atténuer les symptômes, de contrôler l’inflammation et d’améliorer la qualité de vie des patients », a-t-il expliqué.
Le professeur a insisté sur la nécessité de consulter en cas de diarrhées persistantes qui ne répondent pas aux traitements habituels, soulignant que toutes les diarrhées ne sont pas d’origine infectieuse ou parasitaire.

Signature
Wilfried KOUMAN
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