Le chapeau
Malgré des résultats encourageants, la préparation des escrimeurs ivoiriens reste marquée par de sérieuses insuffisances. Le Directeur technique national (Dtn) de la Fédération ivoirienne d’escrime (Fie), Tanoh Stanislas, n’a pas caché, le jeudi 4 juin 2026, au Palais des sports de Treichville, ses inquiétudes face aux difficultés structurelles qui freinent la progression des athlètes.
Selon lui, au-delà des aspects techniques globalement maîtrisés, c’est la préparation mentale qui constitue aujourd’hui le principal point faible. « Nos athlètes sont prêts techniquement mais ce sont des détails liés à la préparation mentale qui font la différence lors des combats », a-t-il expliqué.
Le Dtn pointe également une organisation fortement perturbée par un manque criant de moyens. Installations inadéquates, insuffisance de matériels et contraintes financières ont considérablement ralenti la mise en œuvre du programme initial. « Nous avons accusé un énorme retard. La préparation devait commencer six mois avant mais elle n’a réellement débuté qu’à un mois et demie de l’échéance, dans des conditions très difficiles », a-t-il déploré.
Dans ce contexte, les performances enregistrées apparaissent presque comme une surprise. « Au vu des difficultés, les résultats obtenus relèvent presque de l’exploit », a reconnu Tanoh Stanislas.
Face à cette situation, plusieurs chantiers prioritaires ont été identifiés, notamment le renforcement de la préparation mentale, la multiplication des compétitions pour aguerrir les athlètes, ainsi que la formation des encadreurs afin d’assurer la relève. Car pour le Dtn, l’un des enjeux majeurs reste le renouvellement d’un effectif en fin de cycle. Il appelle ainsi à un accompagnement accru, tant sur le plan humain que matériel, financier et psychologique, afin de permettre aux athlètes de s’exprimer pleinement.