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Coopération sécuritaire avec le Mali et le Burkina / Téné Birahima Ouattara : « Ce type de partenariat demeure souhaitable pour faire face à la menace terroriste »

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17.06.2026
Le chapeau

La coopération sécuritaire entre les Etats est déterminante pour lutter efficacement contre le terrorisme et le grand banditisme dans la sous-région ouest-africaine. C’est ce qui motive la volonté du vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, de voir reprendre le partenariat rompu précédemment avec le Mali et le Burkina Faso dans ce domaine. 

Il l’a réaffirmé, le mardi 16 juin 2026, en marge du Salon international de la défense et de la sécurité, ‘’Eurosatory’’ 2026, auquel il prend part à Villepinte, dans la région parisienne. « Il y a eu un arrêt brutal de cette dynamique en juin 2024. Depuis, il n’y a plus rien. Pourtant, ce type de partenariat demeure souhaitable pour faire face à la menace terroriste. Le terrorisme, tel qu’il se présente actuellement, ne peut être vaincu par un seul État. Il faut une mutualisation des moyens et une collaboration étroite entre les pays concernés », a souligné Téné Birahima Ouattara à l’Agence France presse (Afp). 
Comme l’avait récemment assuré le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, le premier responsable de la Défense a dit la disposition de l’Etat ivoirien à accompagner le Mali et le Burkina Faso pour relever les défis sécuritaires qui secouent ces pays et, au-delà, tout l’espace communautaire. Cela, a-t-il précisé, à condition que les dirigeants des pays concernés soient dans la même disposition et surtout expriment leur volonté d’œuvrer de concert pour lutter contre le terrorisme et le grand banditisme. 
Au niveau spécifique de la Côte d’Ivoire, le ministre de la Défense ivoirienne a réitéré l’engagement du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, et de son gouvernement à travailler à offrir une réponse adéquate à cette menace terroriste et à assurer la sécurité des biens et des personnes. D’où les efforts déployés à cet effet depuis plusieurs années pour la modernisation des forces de défense et de sécurité ; la sécurisation des frontières, surtout nord, avec le déploiement de près de 3 000 militaires ; et la lutte contre la précarité. « Nous avons très tôt compris que la réponse devait être à la fois militaire et économique. La pauvreté et le manque de perspectives constituent un terrain favorable à l’implantation du terrorisme », a déclaré Téné Birahima Ouattara. Qui a aussi reconnu l’impact de la coopération « exemplaire » avec la France pour le renforcement des capacités de leurs forces collectives, le partage du renseignement et d’équipements militaires. 
Autant de mesures et d’initiatives qui ont permis, à suivre le vice-Premier ministre ivoirien, de contenir la menace et d’éviter la survenue de nouvelles attaques sur le territoire ivoirien depuis 2021. 
Dans le cadre de sa participation à Eurosatory 2026 depuis le début de la semaine, Téné Birahima Ouattara a multiplié les échanges avec les leaders industriels de l’armement, dont Aribus, Rivoliers, Indra et Safran. « Ces rencontres ont permis de consolider nos partenariats autour de priorités essentielles : la surveillance de nos côtes, le développement de capacités en drones et l’intégration de solutions anti-drone. J’ai invité ces partenaires à Abidjan afin d’approfondir ces discussions et d’évaluer concrètement les solutions proposées. Notre ambition est claire : bâtir des Faci (Forces armées de Côte d’Ivoire) modernes, performantes et prêtes à relever les défis sécuritaires de demain », a-t-il posté sur Facebook, hier. 

Signature
Alassane SANOU
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