Le Président du conseil d’administration (Pca) d’Interpêche-CI, Kassogué Daouda, a appelé les membres à préserver la solidarité et la cohésion au sein de l’organisation, tout en les invitant à s’éloigner des querelles afin de bâtir une interprofession forte et crédible.
Le Directeur exécutif d’Interpêche-CI, Habdramane Coulibaly, s’est félicité des résultats obtenus l’année écoulée malgré un contexte difficile.
Parmi les principales avancées enregistrées, figure l’obtention du décret de reconnaissance officielle de l’interprofession, moins d’un an après sa création. Une performance qu’il a qualifiée d’exceptionnelle, saluant l’engagement du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, ainsi que celui du ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, pour leur accompagnement.
Autre acquis majeur, l’adoption d’un accord interprofessionnel par l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur.
Selon Habdramane Coulibaly, cet accord traduit la volonté commune des professionnels de contribuer au développement du secteur et d’accroître la production locale afin de répondre aux enjeux de sécurité alimentaire.
Malgré ces progrès institutionnels, le Directeur exécutif a reconnu que la situation financière demeure l’un des principaux défis de l’organisation.
Il a expliqué que les contributions des acteurs permettent actuellement de financer près de 40 % des activités d’Interpêche-CI, tandis que les 60 % restants dépendent encore de partenaires et d’Institutions extérieures.
L’organisation attend notamment l’adoption de l’arrêté encadrant les cotisations volontaires obligatoires, qui permettra de sécuriser les ressources nécessaires à son fonctionnement et au financement de ses projets.
Au-delà du financement, Habdramane Coulibaly a évoqué plusieurs difficultés opérationnelles, notamment celles liées à l’administration fiscale. Selon lui, la filière pêche demeure largement informelle et nécessite une adaptation de certaines dispositions, notamment celles relatives à la fiscalité, afin de mieux prendre en compte les réalités du secteur.
Pour les années à venir, l’Interpêche-CI entend accélérer la mise en œuvre de son plan stratégique de développement couvrant la période allant jusqu’en 2030.
À partir de 2027, l’organisation prévoit de déployer pleinement ce programme afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des acteurs de toute la chaîne de valeur, tout en renforçant la compétitivité de la filière.
L’obtention de l’arrêté réglementant les cotisations constitue également l’une des priorités majeures de l’interprofession.
À l’approche de la période de repos biologique, Habdramane Coulibaly a indiqué qu’une vaste campagne de sensibilisation est déjà en cours auprès des professionnels pour les instruire sur l’opportunité de cette mesure.
Le Directeur exécutif a exhorté les acteurs à poursuivre leurs efforts, à rester patients et à continuer d’accompagner les réformes engagées par le ministère de tutelle.
Représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, Yves Toto, chargé de programmes élevages, pêche et aquaculture à la Direction des organisations professionnelles et de l’appui au financement (Dopaf), a invité les membres d’Interpêche-CI à devenir de véritables entrepreneurs capables d’investir, d’innover, de créer des emplois et de contribuer activement au développement économique de la Côte d’Ivoire.
Yéo Pevanny Soumaïla, chargé de programmes élevages, pêche et aquaculture au Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (Firca), a réaffirmé la disponibilité de son Institution à poursuivre son accompagnement d’Interpêche-CI dans le financement de programmes de recherche, de formation et d’appui au développement des filières halieutiques et aquacoles.