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Mécanisme en charge des élections : Vincent Toh Bi dénonce la soumission du projet de loi directement à l’Assemblée nationale

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Publié il y'a 1 semaine
06.07.2026
Le chapeau

La volonté du gouvernement d’ouvrir les débats autour de la réforme de la gouvernance électorale à l’Assemblée nationale, contre le dialogue national proposé par les partis politiques d’opposition, désole l’ancien préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi. 

Dans une publication Facebook le vendredi 3 juillet 2026, le président d’Aube nouvelle, Vincent Toh Bi, a, en effet, regretté que le gouvernement ne veuille pas ouvrir les consultations nationales avec toutes les parties prenantes pour plancher sur le futur mécanisme de gestion des élections. « J’ai lu, dans les informations, hier (jeudi 2 juillet 2026 ; Ndlr), que le gouvernement ne veut plus de débat public et que la suite se déroulera à l’Assemblée nationale, où le gouvernement possède 4/5 du pouvoir. Ce qui veut dire que toute loi que ce gouvernement initiera passera comme lettre à la poste. C’est triste pour la Côte d’Ivoire… », a dénoncé le spécialiste des questions électorales. Qui a relevé l’intérêt de saisir l’occasion de cette réforme électorale pour doter la Côte d’Ivoire d’un organe de gestion des élections « qui inspire la confiance, au moins de la majorité de la population, comme c’est le cas dans beaucoup de pays d’Afrique et dans notre région ouest-africaine ». 
« Il ne s’agit donc pas d’un terrain où les partis vont poursuivre leurs querelles ou leurs rancunes historiques. Ce n’est pas non plus le lieu d’expression de militants zélés qui ne voient pas l’intérêt de préserver la Côte d’Ivoire de la violence mais qui ne sont préoccupés que par la victoire de leur parti. Il s’agit d’un débat pour que, définitivement, la Côte d’Ivoire ne se déchire pas à l’occasion des élections. Si des pays comme le Ghana, la Sierra Leone, le Liberia, la Gambie ont pu se doter de Commissions électorales qui ne souffrent d’aucune contestation de la part des partis politiques ou de la population, pourquoi la Côte d’Ivoire ne peut pas avoir une Commission réellement indépendante qui bénéficie de la confiance populaire ? », s’est interrogé l’ancien candidat déclaré à la présidentielle d’octobre 2025. 

Signature
Alassane SANOU
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