Cette rencontre a porté sur la réforme de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire.
Au sortir de cette consultation politique, Pascal Affi N’guessan, par ailleurs président du Front populaire ivoirien (Fpi), a expliqué le sens de cette rencontre. « Nous sommes venus échanger avec le Pdci-Rda pour qu’on voie comment nous nous engageons dans cette nouvelle bataille pour que, demain, l’organe électoral, qui va être mis en place, soit conforme à nos attentes, soit conforme aux standards internationaux, et puisse garantir des élections apaisées dans les années à venir », a-t-il fait savoir.
Le patron de la Cap-Ci a relevé la nécessité, pour les acteurs de l’opposition ivoirienne, de parler d’une même voix, pour obtenir une architecture électorale inclusive, transparente et consensuelle. « Pour pouvoir parler d’une même voix, il faut d’abord se concerter, arriver d’abord à se mettre d’accord sur le principe qu’effectivement, parler d’une même voix nous donne la possibilité d’être plus forts et de pouvoir faire prospérer nos revendications », a-t-il justifié l’opportunité de sa démarche.
Le vice-président du Pdci-Rda a également reçu l’ancien préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié, président du mouvement Aube nouvelle, le même mercredi 8 juillet 2026 à la Maison du parti, à Cocody. Au terme de la rencontre avec Georges Philippe Ezaley, aussi conseiller spécial du président du Pdci-Rda, Vincent Toh Bi Irié s’est exprimé face à la presse. « Nous sommes venus rencontrer le Pdci-Rda. Ce n’est pas la première fois. Nous avons beaucoup d’échanges avec les responsables du Pdci-Rda, en tant que parti, depuis 2025, sur divers sujets, notamment les sujets d’ordre politique », a-t-il réagi.
Le président d’Aube nouvelle, mouvement citoyen à caractère politique, a noté que le Pdci-Rda, qui célèbre ses quatre-vingt (80) ans d’existence cette année 2026, a de l’expérience en matière de gouvernance, du fait d’avoir géré le pouvoir d’État pendant près de quarante (40) ans. Il a aussi rappelé que le groupe parlementaire Pdci-Rda constitue la deuxième (2e) force politique au sein de l’Assemblée nationale ivoirienne où passera prochainement le texte sur la réforme de la gouvernance électorale. « Donc, il est important que le Pdci-Rda, dans les débats parlementaires qui vont s’ouvrir, soit le porte-voix d’une partie du peuple de Côte d’Ivoire… C’est pour cette raison que nous sommes venus partager des idées avec le Pdci-Rda », a mentionné Vincent Toh Bi Irié, tout en mettant en lumière le fait que le Pdci-Rda a une base sociologique et politique importante qui pèsera dans le débat sur la réforme de la gouvernance électorale.
Devenir une force de proposition. Le conseiller spécial du président du Pdci-Rda a exprimé sa joie de partager les visions de ses hôtes. « C’est avec beaucoup de plaisir qu’on les a écoutés nous évoquer leurs visions. Il faut savoir que le Pdci-Rda également travaille effectivement sur un dossier », a énoncé Georges Philippe Ezaley, précisant que l’idée, au bout, est que les acteurs de l’opposition, unis sur cette question, deviennent « une force de proposition » face au gouvernement. Le vice-président du Pdci-Rda a, en outre, réitéré l’appel de son parti qui invite le gouvernement à organiser un dialogue politique pour une réforme consensuelle de la gouvernance électorale.