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Crise à la Fédération ivoirienne de boxe: Arthur Boua conteste la légalité du processus électoral de “Côte d’Ivoire Boxing”

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Publié il y'a 20 heures
28.05.2026
Le chapeau

La crise qui secoue la boxe ivoirienne depuis plusieurs mois continue de s’intensifier. À la veille de l’élection du président de “Côte d’Ivoire Boxing”, prévue le samedi 23 mai 2026, le président de la Fédération ivoirienne de boxe (Fib), Arthur Boua, est sorti de son silence lors d’un point de presse organisé vendredi 22 mai à Adjamé-Williamsville. 

Suspendus par le comité bipartite mis en place par le ministère des Sports, les dirigeants actuels de la Fib ont néanmoins tenu à réaffirmer la légitimité de leur fédération et à dénoncer ce qu’ils considèrent comme des irrégularités dans le processus électoral conduit sous l’appellation “Côte d’Ivoire Boxing”. 

Face aux médias, Arthur Boua a rejeté toute association entre le scrutin annoncé et la Fédération ivoirienne de boxe, qu’il affirme être la seule structure légalement reconnue par les instances nationales et internationales. Selon lui, le Comité national olympique de Côte d’Ivoire (Cno-Civ) aurait engagé ce processus sans consultation préalable des organes statutaires de la fédération. « Non. Les dirigeants du Cno-Civ ne nous ont jamais appelés. Ils ont pris des décisions pour mettre ce processus en place. Et contre toute attente, un communiqué est sorti concernant une élection à la Fédération ivoirienne de boxe. Nous étions donc obligés de réagir », a déclaré Arthur Boua.

Le président de la Fib estime que la procédure actuellement engagée ne respecte ni les textes fédéraux ni les mécanismes internes prévus en cas de crise institutionnelle. Arthur Boua rappelle qu’en cas de difficultés touchant le président en exercice ou les organes dirigeants, les statuts de la fédération prévoient la convocation du comité directeur et des membres statutaires afin de décider des mesures à adopter, notamment la mise en place éventuelle d’un comité de transition. Selon lui, aucune de ces dispositions n’a été respectée dans le cadre du processus électoral actuellement en cours.

Le dirigeant ivoirien conteste également la légitimité de certaines personnalités impliquées dans “Côte d’Ivoire Boxing”. Il cite notamment Dago Seri Jean-Paul, qu’il présente comme n’ayant jamais été membre de la fédération, ainsi que Rabé Graou Louis Antony, qu’il affirme avoir été radié de la Fib. Il évoque également le cas de Sako Aboubakary, ancien membre de la précédente mandature, mais absent des effectifs fédéraux depuis 2024, selon ses déclarations.

Les responsables de la Fédération ivoirienne de boxe assurent poursuivre normalement leurs activités administratives et sportives. Le comité dirigé par Arthur Boua soutient que son mandat demeure valide, puisqu’il résulte d’une élection organisée conformément aux textes fédéraux. Les dirigeants estiment qu’aucune autre structure ne peut remettre en cause cette légitimité sans décision émanant des organes compétents. Face à l’évolution du dossier, le président de la Fib annonce désormais vouloir porter l’affaire devant les juridictions compétentes afin d’obtenir une clarification définitive. « Je pense qu’on est à un stade où nous allons faire appel aux autorités judiciaires compétentes pour que le droit soit dit une bonne fois pour toutes, afin que ceux qui détiennent la vérité puissent travailler sereinement pour le bonheur de la boxe ivoirienne », a insisté Arthur Boua qui affirme par ailleurs que ni lui ni les membres de son comité directeur n’ont été conviés aux différentes réunions ayant conduit à la mise en place du processus électoral contesté.

Signature
Alphonse CAMARA
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