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Cinéma ivoirien : ‘’Y’a braquage au village’’, une comédie satirique au cœur des réalités sociales

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Publié il y'a 2 heures
Selon Odo Marie, le film met en lumière le décalage entre les rêves et la réalité, entre ambitions affichées et moyens financiers ou matériels quasi inexistants. (Ph. DR)
Selon Odo Marie, le film met en lumière le décalage entre les rêves et la réalité, entre ambitions affichées et moyens financiers ou matériels quasi inexistants. (Ph. DR)
10.03.2026
Le chapeau

Le film « Y’a braquage au village », réalisé par Odo Marie et Consty Peursy, a fait l’objet d’une conférence de presse, le lundi 2 mars 2026, à la salle de cinéma Pathé Cap Sud dans la commune de Marcory. Inspirée d’une histoire vraie, à la fois drôle et révélatrice, cette comédie satirique, dont l’avant-première est prévue le 26 mars, s’annonce comme une œuvre ancrée dans les réalités sociales ivoiriennes, entre humour populaire et regard critique.

Le film raconte l’histoire de Léonce, de retour à Odokro, après plusieurs années de galère à Abidjan. Rentré bredouille mais déterminé à repartir de zéro, il se retrouve confronté aux regards fascinés des villageois qui le perçoivent comme un homme désormais nanti, simplement parce qu’il revient de la capitale. Très vite, les attentes deviennent pressantes. Léonce se retrouve, malgré lui, embarqué dans l’organisation d’un braquage... version villageoise.

À travers cette intrigue pleine d’ironie, le film met en lumière le décalage entre les rêves et la réalité, entre ambitions affichées et moyens financiers ou matériels quasi inexistants. Les réalisateurs ont souligné leur volonté de valoriser la pratique des langues maternelles et de mettre en lumière les traditions et coutumes transmises par les ascendants. 

Pour Odo Marie, la démarche va au-delà du récit cinématographique. Il s’agit, selon elle, de rapprocher le grand écran des populations, de proposer des œuvres qui parlent leur langage, reflètent leur quotidien et leur permettent de se reconnaître dans les histoires racontées. En rendant le cinéma plus accessible et plus représentatif des réalités locales, elle ambitionne de créer un véritable lien entre les salles et le public, notamment pour celui qui s’en sent encore éloigné.

Avec « Y’a braquage au village », les réalisateurs livrent une comédie engagée, drôle et profondément humaine, qui interroge les aspirations, les traditions et les mécanismes sociaux qui façonnent les parcours individuels.

Signature
Landry BEUGRE
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