Le gouvernement a fixé, le mercredi 4 mars dernier, le prix bord champ du kilogramme de cacao à 1 200 fcfa pour cette campagne intermédiaire. Selon Siaka Diakité, sans l’activation du mécanisme de stabilisation par l’État, ce prix aurait été limité à 900 fcfa/kg, en raison de la chute des cours internationaux du cacao. Le président de l’Oia a rappelé que le marché mondial du cacao a enregistré un effondrement notable, perdant plus de 70 % de sa valeur en l’espace de cinq mois. Selon lui, cette situation s’explique notamment par la baisse de la consommation mondiale de chocolat, dont les prix ont fortement augmenté ces dernières années sous l’effet de la flambée des cours de la fève de cacao. La Côte d’Ivoire demeure toutefois le premier producteur mondial, avec environ 40 % de l’offre mondiale.
Pour Siaka Diakité, la fixation du prix à 1 200 fcfa/kg, rendue possible grâce à une subvention de 231 milliards de fcfa accordée par le gouvernement, traduit la reconnaissance des autorités envers les producteurs de cacao depuis 2012.
Dans ce contexte économique marqué par une forte volatilité des prix, l’Oia estime que cet effort financier mérite d’être salué. Le gouvernement a également décidé de poursuivre le programme de rachat de 100 000 tonnes de stocks résiduels au prix garanti de 2 800 fcfa/kg, une mesure destinée à soulager les producteurs et les coopératives détenant encore des stocks.
Cette opération représente un soutien financier supplémentaire estimé à 280 milliards de fcfa, mobilisé grâce au mécanisme de stabilisation activé par l’État au profit des acteurs de la filière. Le président de l’Oia a également exprimé sa reconnaissance au Conseil du café-cacao (Ccc), régulateur de la filière, pour les efforts déployés afin de préserver les acquis des producteurs, notamment à travers le maintien du différentiel de revenu décent (Drd). Instauré en 2019 par la Côte d’Ivoire et le Ghana, ce mécanisme prévoit une prime de 400 dollars (225 715,36 fcfa) par tonne destinée à améliorer les revenus des producteurs, en complément du prix international et du différentiel d’origine. Par ailleurs, Siaka Diakité a appelé les producteurs et les responsables de coopératives à rester mobilisés afin de préserver la stabilité de la filière cacao, qui constitue une source essentielle de revenus pour des millions de familles ivoiriennes.