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Pour parvenir à l’alternance politique, la conquête du pouvoir d’Etat : Affi N’Guessan prend la tête d’une « Cap-CI plus structurée, plus ambitieuse »

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Publié il y'a 3 heures
05.06.2026
Le chapeau

Après la présidentielle et les législatives de 2025, la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (Cap-CI) a décidé de se relancer dans une nouvelle configuration. Laquelle a été présentée lors d’une conférence de presse, le jeudi 4 juin 2026, au siège du Front populaire ivoirien (Fpi), à Cocody Les-deux-Plateaux Vallon. 

Selon le leader du Fpi, président de la nouvelle Cap-CI, la plateforme, Pascal Affi N’Guessan, après les départs notamment du Mouvement des générations capables (Mgc) et du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), a initié des actions, dont l’Assemblée générale (Ag) du 7 mai 2026, qui ont donné sur cette nouvelle formule. 
Avant la sortie officielle du 25 juillet prochain, Affi N’Guessan a décliné les ambitions de cette « Cap-CI plus structurée, plus ambitieuse ». « Ce que nous offrons d’abord, c’est notre capacité, nos énergies, notre détermination à participer à changer l’ordre des choses. Cela veut dire que les objectifs que nous avions en 2025 n’ont pas changé. Nous allons continuer le combat que la Cap-CI originelle avait commencé mais dans un nouveau cadre, avec une nouvelle détermination. Mais nous allons enrichir. Parce que si la Cap-CI de 2025 n’avait pas à son programme véritablement l’alternance politique, la mutualisation des moyens pour opérer le changement, pour reconquérir le pouvoir, cette dimension, maintenant, est un pilier essentiel de la Cap-CI, telle qu’elle se présente aujourd’hui. Cela veut dire que notre action n’est plus circonscrite à la lutte pour changer le cadre juridique et institutionnel des élections. Nous allons plus loin. Notre ambition ultime, c’est le changement, c’est l’alternance politique, c’est la conquête du pouvoir d’Etat », a-t-il motivé. 
A le suivre, en dépit des difficultés rencontrées par la Coalition en 2025, la plateforme a permis de rassembler les différents partis de l’opposition et de définir un cadre de réflexion et de lutte pour parvenir à l’alternance politique. Ce qui explique que le cadre ait été maintenu après les défections, puis enrichi dans ses ambitions et sa configuration. 

S’appuyer sur les acquis
« La première formule de la Cap-CI était informelle et avait des ambitions assez limitées. C’était la première fois que ces partis politiques se retrouvaient, et je pense que cela a beaucoup impacté le cadre qu’on a mis en place. Il y avait beaucoup de réserves. On n’a même pas eu le courage de dire (qu’) on va se doter d’un président à cette époque, surtout que c’était dans le contexte des élections de 2025 où chaque parti politique avait certainement des ambitions d’être candidat. La nouvelle Cap-CI part avec un capital : c’est que nous nous connaissons tous, nous avons travaillé ensemble pendant des mois, nous avons vu que nos vues sont convergentes, que nous avons des ambitions similaires, que nous connaissons les capacités des uns et des autres, et donc c’est vraiment sur la base de cette expérience que la nouvelle Cap-CI se relance. (…) Même si nous n’avons pas atteint les résultats qu’on escomptait, nous pensons que c’était une très bonne expérience, qu’il y avait des acquis et donc il faut s’appuyer sur ces acquis », a indiqué le nouveau président de la Cap-CI, encadré des autres responsables de l’organisation, dont le Secrétaire général (Sg) Dr Coulibaly Dinignako, et le président de Force citoyenne, Kevine Mian. « Il faut nous juger par rapport à nos résultats et non par rapport à ce que la Cap-CI a été… Nous allons nous donner une vision et nous allons nous battre ensemble dans l’égalité, dans l’humilité, dans la confiance mutuelle pour que l’alternance soit possible en 2028 pour les élections locales ; surtout en 2030 », a indiqué l’ancien Premier ministre. 

« Prête à participer aux futures négociations »
Après la dissolution de la Commission électorale indépendante (Cei) en mai 2026, il a fait savoir que cette cérémonie de présentation du nouveau cadre de la Cap-CI vise aussi à envoyer un message aux pouvoirs publics, à savoir : « (…) La Cap-CI est toujours là, elle s’est réorganisée et qu’elle est prête à participer aux futures négociations, discussions autour de la question des élections ». « Evidemment, nous n’irons pas à ces négociations les mains vides. Nous aurons nos propositions. Elles vont toucher tous les aspects du cadre juridique des élections. Tout ce qui touche au découpage des circonscriptions électorales ; le mode du scrutin pour les élections législatives, peut-être même municipales et régionales ; le système de votation ; la représentation des partis dans les bureaux de vote ; la transmission des résultats (et) comment faire pour que tout cela soit sécurisé ; la structure électorale centrale et ses démembrements sur le terrain… Il faut que nous fassions en sorte que pour la première fois nous ayons un organe qui ne souffre d’aucune contestation, qui inspire confiance à tous les acteurs », a déclaré Affi N’Guessan. Qui a apprécié la position du gouvernement partagée par son porte-parole Amadou Coulibaly la veille, assurant d’une disposition de l’Etat à prendre en compte les aspirations de toutes les parties. « Il y a un environnement qui nous incline à penser que nous allons enfin nous entendre sur quelque chose. Nous allons apporter notre contribution à faire émerger cette structure », a-t-il promis. 

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Alassane SANOU
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