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Célébration des 50 ans de l’Esca : Malick Tohé (Ancien étudiant) partage les valeurs de résilience et d'excellence avec les nouvelles générations

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Publié il y'a 1 heure
03.06.2026
Le chapeau

Lors de son cinquantenaire, l’École supérieure de commerce d’Abidjan (Esca) met en lumière les parcours inspirants de ses anciens étudiants. Parmi eux, Malick Tohé, aujourd’hui dirigeant influent et acteur majeur du secteur privé ivoirien, revient sur le rôle déterminant de cette formation dans son ascension. De ses débuts marqués par le doute à Londres à la création d’une entreprise leader dans le café-cacao, son témoignage illustre la force de la résilience, de la persévérance et des valeurs transmises par l’Esca.

À l’occasion du cinquantenaire de l’École supérieure de commerce d’Abidjan (Esca), qui sera célébré, les 11 et 12 juin 2026, au Sofitel Abidjan hôtel ivoire de Cocody, les anciens étudiants sont invités à partager leurs parcours et les enseignements tirés de leur formation. Parmi eux, Malick Tohé, Président directeur général (Pdg) de Sonemat, président du Groupement des négociants ivoiriens (Gni), premier vice-président de la Fédération ivoirienne de football (Fif) et président du Club omnisports (Co) de Korhogo. Il a livré un témoignage inspirant, dans une vidéo dont nous avons reçu copie, le lundi 1er juin 2026, sur l’impact déterminant de l’Esca dans sa vie professionnelle : « L’Esca m’a formé et transformé. Je vais vous donner une petite histoire pour symboliser ce que l’Esca m’a apporté. Après mon diplôme en 1993, je me suis retrouvé à Londres. Dans un processus de sélection, il fallait choisir un trader parmi vingt étudiants diplômés des meilleures écoles d’Europe, d’Asie, d’Afrique et des États-Unis. J’étais le seul Africain parmi eux ».
Face à un environnement inconnu et particulièrement compétitif, l’ancien étudiant reconnaît avoir traversé des moments de doute. « Chaque soir, quand je partais me coucher, j’avais des doutes. Doutes parce que j’étais le seul Africain, je ne parlais pas bien l’anglais et je me retrouvais dans un pays que je ne connaissais pas. Mais malgré ces difficultés, je refusais de céder au découragement. Je savais que je devais continuer à me battre », a-t-il raconté.
Selon lui, la force acquise à l’Esca a été un levier essentiel dans cette épreuve. « L’Esca m’a appris cette force de caractère qui dit qu’il ne faut jamais abandonner. Donc je me levais tous les matins avec une sacrée dose d’espoir et de l’assurance. Cette détermination m’a permis d’avancer. Après avoir traversé tout ce processus de sélection, j’ai été retenu parmi les gradués. Et j’ai même été le seul trader recruté par cette entreprise ».
Cette réussite marquait le début d’une carrière internationale qui le conduira jusqu’aux plus hautes responsabilités. « Après avoir été recruté, j’ai été envoyé en Côte d’Ivoire pour travailler pour cette multinationale. J’y ai évolué progressivement jusqu’à atteindre le poste de Président directeur général ».
En 2008, lorsque son employeur décide de se retirer du secteur du cacao, Malick Tohé choisit une autre voie. « La société voulait me réaffecter ailleurs mais j’ai dit non. Je voulais rester en Côte d’Ivoire pour redonner à mon pays ce qu’il m’avait apporté. J’ai donc créé Sonemat, spécialisée dans le café-cacao. La résilience que j’ai apprise à l’Esca m’a permis de bâtir cette entreprise qui figure aujourd’hui parmi les leaders du secteur ».
S’adressant enfin aux étudiants et jeunes diplômés, il a lancé un appel à la persévérance. « À nos jeunes frères, je veux dire que vous avez été formés à l’Esca. Suivez ce processus de formation jusqu’au bout. Inspirez-vous de ce que vos devanciers ont accompli. A l’Esca, nos valeurs ne s’effacent pas, elles se transmettent », a-t-il conseillé.

Signature
Guillaume AHOUTOU
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