Qualifiée pour la première fois de son histoire à la phase finale d’un Mondial, la sélection caribéenne devra disputer le tournoi sans l’homme qui l’a menée vers cet exploit inédit : Dick Advocaat.
Véritable artisan de cette qualification historique, le technicien néerlandais de 78 ans a décidé de quitter son poste à trois mois du rendez-vous planétaire. En cause, les problèmes de santé de sa fille, qui l’obligent à donner la priorité à sa famille. « J’ai toujours dit que la famille passait avant le football. C’est donc une décision évidente pour moi. Mais Curaçao va me manquer, les gens ici et mes collègues vont beaucoup me manquer », a-t-il confié dans un communiqué, le lundi 23 février 2026.
En novembre dernier, grâce à un match nul décisif face à la Jamaïque (0-0), la petite nation des Caraïbes, forte d’un peu plus de 150 000 habitants, avait validé son billet pour la Coupe du monde 2026. Une performance retentissante qui avait suscité l’admiration dans toute la région et au-delà.
Arrivé il y a deux ans à la tête de la sélection, Advocaat laisse derrière lui un groupe transformé, plus ambitieux et désormais habitué à rivaliser avec des nations plus expérimentées. Son départ constitue donc un coup dur dans la préparation d’un tournoi aussi exigeant qu’un Mondial.
Pour assurer la continuité, la fédération a confié les rênes de l’équipe à Fred Rutten. L’ancien défenseur international néerlandais (une sélection) possède une solide expérience sur les bancs européens, notamment au Psv Eindhoven (2009-2012) et au Feyenoord Rotterdam (2014-2015). Il aura la lourde tâche de maintenir la dynamique et de préparer l’équipe à son baptême du feu sur la scène mondiale.
Placée dans le groupe E, Curaçao affrontera l’Allemagne, le 14 juin, l’Équateur, le 20 juin et la Côte d’Ivoire, le 25 juin.
Pour les Éléphants, ce changement de sélectionneur à quelques semaines du tournoi pourrait redistribuer certaines cartes. Pour Curaçao, en revanche, le défi est clair : transformer cette épreuve en source de motivation et prouver que l’exploit de la qualification n’était qu’un début.