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Can 2025 (Quart de finale) : Hossam Hassan (Sélectionneur Égypte) explique ce qui fait la force de son équipe

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Publié il y'a 2 jours
13.01.2026
Le chapeau

Qualifiée pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football 2025 au terme d’un match âprement disputé face à la Côte d'Ivoire (3-2), le samedi 10 janvier 2026, au stade d'Agadir, l’Égypte a une nouvelle fois démontré sa capacité à gérer les rendez-vous à forte pression. 

En conférence de presse d'après-match, le sélectionneur des Pharaons, Hossam Hassan, est longuement revenu sur la rencontre, l’état d’esprit de son groupe et les principes qui guident son travail à la tête de la sélection. « C’était un match très difficile, avec énormément d’émotions. Le capitaine a souffert, l’équipe a souffert, mais nous avons trouvé en face une très bonne équipe. Dès le début, nous savions que ce serait un combat long et exigeant », a reconnu le technicien égyptien, insistant sur la constance de la difficulté depuis le premier match du tournoi.
Pour Hossam Hassan, cette Can confirme une réalité : chaque rencontre est une épreuve, indépendamment des résultats précédents. « Nous avons gagné nos derniers matchs avec de bons résultats mais cela ne veut rien dire. À ce niveau, chaque match est long, chaque match est un défi. Nous avons rencontré des difficultés à chaque étape », a-t-il expliqué.
Face aux critiques sur le calendrier serré et les conditions de préparation, l’ancien international égyptien assume. « Nous avons joué quatre matchs rapprochés, parfois avec seulement trois jours de récupération. Ce n’était pas facile mais c’est pour cela que j’ai fait confiance à des hommes, à des joueurs prêts mentalement », a-t-il souligné, saluant l’engagement de son groupe malgré les blessures, notamment celle de Mohamed Hamdi.
Sur le plan tactique, Hossam Hassan revendique une approche fondée sur l’innovation et l’adaptation. « Le rôle de l’entraîneur est fondamental. S’il n’innove pas, il n’a aucune chance de réussir. Il faut prendre des décisions, choisir les hommes et la méthode, en fonction des défis du moment », a-t-il martelé.
Interrogé sur les fragilités défensives de son équipe, souvent pointées du doigt malgré les victoires, le sélectionneur relativise. « L’important, au final, c’est de gagner. Nous avons concédé des buts mais nous avons aussi marqué quand il le fallait. Nous travaillons à corriger nos défauts sans renier nos forces », a-t-il assuré.
Enfin, Hossam Hassan a insisté sur l’exigence morale liée au maillot national. « Personne ne joue en équipe d’Égypte sans avoir l’esprit national. Il y a un respect strict, une discipline, une éthique. Jouer pour l’Égypte, c’est comprendre ce que cela représente pour le pays », a-t-il conclu, convaincu que cet état d’esprit reste la clé de la réussite des Pharaons.

 

Signature
Guillaume AHOUTOU à Agadir
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