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Élections à la Fif/ Cissé Souleymane dévoile son projet pour « un football ivoirien qui joue, qui gagne et qui rassemble »

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Publié il y'a 9 heures
17.02.2026
Le chapeau

C’est au Centre sportif, culturel et des Tic ivoiro-coréen Alassane Ouattara (Cscticao) de Cocody, le jeudi 12 février 2026, que Cissé Souleymane a officiellement annoncé sa candidature à l’élection du président de la Fédération ivoirienne de football (Fif), prévue en septembre prochain. 

Devant un parterre d’acteurs du football, de dirigeants de club et de sympathisants, le président fondateur du Racing club d’Abidjan (Rca) a décliné une vision « structurée » et « ambitieuse » pour le renouveau du football ivoirien.
Son slogan donne le ton : ‘’Pour un football ivoirien qui joue, qui gagne et qui rassemble’’. Pour Cissé, le football national n’est pas qu’un simple sport. « C’est une fierté nationale, une économie, une école de vie et un lien social », a-t-il soutenu. Partant de ce postulat, il estime que le football ivoirien doit « changer de système de jeu », en passant d’une gestion défensive à une stratégie offensive, moderne et structurée.
Ancien joueur, entraîneur, manager, Directeur sportif et président de club, Cissé Souleymane revendique une connaissance globale du milieu. « Je suis un homme du métier, un homme de terrain, un homme de projet », a-t-il affirmé, mettant en avant son parcours entre la Côte d’Ivoire et l’Europe du football moderne.
Au cœur de son programme figure la transformation du « football passion » en « football industrie ». Selon lui, la performance sportive passe désormais aussi par la solidité économique. Il propose de doter la Fif d’une véritable stratégie de mobilisation de ressources : attirer des partenaires crédibles, nationaux et internationaux ; mettre en place des mécanismes transparents de levée de fonds ; développer les revenus issus des droits marketing, du sponsoring et de l’événementiel ; et redistribuer équitablement les ressources vers les clubs, la formation et les infrastructures.
Pour le candidat déclaré, le football ivoirien ne doit plus dépendre exclusivement des subventions ou des performances de l’équipe nationale. Il prône l’autonomie des clubs, capables de générer leurs propres revenus et de structurer durablement leurs projets sportifs.=
Autre axe majeur : le développement local et le maillage territorial. « Le football commence au village et au quartier », a-t-il relevé. 
Aussi entend-il faire de l’implantation des clubs et Centres de formation sur l’ensemble du territoire une priorité. L’objectif est clair : détecter et accompagner les talents, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, sans que l’éloignement géographique ne soit un frein. Pour lui, relier les territoires, c’est renforcer l’équité et l’unité nationale par le sport.
Cissé Souleymane accorde également une place centrale aux supporters, qu’il qualifie de « douzième homme oublié ». Il propose une politique de réengagement basée sur des championnats attractifs, des stades sécurisés et animés, ainsi qu’une communication moderne et digitale. « Quand les tribunes vibrent, l’économie respire, et la performance suit », s’est-il convaincu. 
Son projet repose aussi sur le triptyque « Former, structurer, performer ». Il promet de renforcer les Centres de formation, de professionnaliser les ligues et les clubs, de valoriser les entraîneurs et arbitres, et de créer un environnement propice à l’éclosion et à la rétention des talents.
Enfin, il défend une gouvernance « propre, lisible et collective », fondée sur la transparence, la compétence et le dialogue. « Je ne viens pas acheter le football ivoirien, je viens le construire », a-t-il soulignant, appelant à un « match du renouveau » pour faire du football ivoirien une référence africaine et internationale. 

Signature
Guillaume AHOUTOU
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